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Incapable de s'envoler depuis la surface de l'eau, elle allait mourir
et elle le savait.
Aussi, quand nous nous sommes approchés d'elle doucement
avec l'annexe, Zouzou a tendu son grand cou dans notre direction.


Son jabot est gonflé au maximum depuis qu'elle est tombée
dans l'eau. Ce qui d'ailleurs lui a permis de flotter.

Ses ailes sont trempées, car depuis des générations
elle n'a pas de contact avec l'eau de mer et sa peau ne sécrète
plus le gras qui protégeait ses plumes.

Je tente de l'installer sur le pont, mais rien n'y fera, elle veut
rester dans mes bras.
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Zouzou est une frégate, mâle, de l'île Coco.
Nous venons de la ramasser au retour d'une plongée.
A Coco, la frégate ne pêche pratiquement
pas. Elle guette en planant au-dessus de la mêlée et
se précipite sur le premier
volatile qui a pris quelque chose!
Elle le harcèle si bien que, la plus part du temps, l'autre
lâche sa proie et la frégate, dans un piqué
impressionnant, récupère son déjeuner avant
qu'il ne tombe à la mer.
Mais, aujourd'hui, apparemment, Zouzou s'en est mal sortie.
Elle s'est pris un mauvais coup de la part d'un fou de bassan auquel
elle voulait voler un poisson.

A Coco, l'homme ne fait aucun mal à la nature. Et Zouzou
n'est pas trop paniquée quand je la prends dans mes bras.
Pourtant Laurent se tient à distance car elle lance de vigoureux
coups de bec autour d'elle, comme si un seul sauveteur lui suffisait.
Point trop n'en faut!

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Me voyant tellement intime avec ma protégée
que je connais apparemment depuis toujours, Marie, moussaillon
de Crabe Tambour, le voilier mouillé à nos côtés
dans la baie, me demande sans hésitation.
- Comment elle s'appelle?
Après une seconde, j'annonce :
"Elle s'appelle Zouzou"
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Il n'y
a qu'à la nuit tombante qu'elle s'endormira sur le bord
de l'annexe.

Au matin elle sera repartie.
Bonne chance Zouzou!
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